Corée du Nord : la soeur de Kim Jong-un prend du galon

Kim Yo-Jong, la soeur de Kim Jong-un, à Pyongyang, en avril 2017.

Kim Yo-Jong, la soeur de Kim Jong-un, a été promue membre suppléante du bureau politique du comité central du Parti des travailleurs de Corée.

Une nouvelle Kim au plus haut de l’appareil politique nord-coréen. Dimanche, Kim Jong-un a nommé sa soeur Kim Yo-Jong membre suppléante du bureau politique du comité central du Parti des travailleurs de Corée, l’instance où tout se décide. De quatre ans sa cadette, Kim Yo-jong a la même mère que le dictateur nord-coréen, l’ancienne danseuse Ko Yong Hui. Très discrète, elle n’est que rarement apparue en public et n’a été mentionnée dans la presse officielle qu’en mars 2014, mais avait été identifiée trois ans auparavant par une chaîne de télévision sud-coréenne alors qu’elle assistait à un concert d’Eric Clapton à Singapour avec son frère aîné Kim Jong-chol. En juillet 2015, la jeune femme avait déjà été promue : elle avait été nommée vice-directrice de l’idolâtrie du Département de propagande et d’agitation.

Pour Kim Yong-hyun, un professeur spécialisé dans la situation nord-coréenne à l’université de Dongguk, la nomination de la cadette de Kim Jong-un est une façon pour lui de se distinguer : «A travers un renouvellement du personnel, le régime de Kim Jong-un a mis fin aux restes du régime précédent de Kim Jong-il en opérant un remplacement de générations à des postes clés de l’élite du pays», a-t-il déclaré à l’agence sud-coréenne Yonhap. «Puisque c’est une femme, Kim Jong-un ne la voit probablement pas comme une menace et un défi pour son autorité. Comme dit le proverbe, “les liens du sang sont les plus forts”, Kim Jong-un pense qu’il peut faire confiance à Kim Yo-Jong», a complété Moon Hong-sik, chercheur à l’Institute for National Security Strategy interrogé par Reuters.

Mais les liens du sang ne protègent pas de tout : en décembre 2013, l’oncle et ancien mentor du dirigeant nord-coréen Jang Song Thaek avait été(…)

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