Pour trouver une solution à la crise togolaise: Talon mandaté par l’Onu

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patrice talon4Patrice Talon à la rescousse de Faure Gnassingbé

Le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, ainsi que ses pairs de la sous-région ont été mandatés par le Secrétaire général des Nations-Unies en vue de la résolution de la crise au Togo. C’est à cet effet qu’il a effectué des visites d’Etat du 02 au 11 octobre 2017, afin d’échanger avec ses homologues sur la procédure à adopter pour le retour de la paix dans le pays de Faure Gnassigbé.

Le foyer de tension au Togo préoccupe de plus en plus les chefs d’Etat de la sous-région. C’est donc dans la perspective d’un retour définitif à la paix qu’une mission de médiation a été envisagée en vue de mettre fin à l’escalade de violences. C’est à cet effet que le président Patrice Talon a entrepris des visites d’Etat du 02 au 11 octobre 2017. Une tournée qui l’a conduit respectivement en France, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo. L’objectif du périple du président Talon est d’échanger avec ses homologues mandatés au même titre que lui par le Secrétaire général des Nations-Unies sur la crise sociopolitique au Togo et les démarches pour un retour à la paix. Ils sont en effet cinq chefs d’Etat africains à savoir Patrice Talon du Bénin, Roch-Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Nana Akufo-Addo du Ghana, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Mahamadou Issoufou du Niger désignés par Antonio Gueterres pour une mission de médiation au Togo. Ils ont pour mission de rencontrer les acteurs de la vie sociopolitique, à savoir le gouvernement, les leaders de l’opposition et du parti au pouvoir, ainsi que des responsables d’organisations de la société civile et le corps diplomatique en vue de la résolution de la crise au Togo et qui prend depuis quelques semaines des allures apocalyptiques. Ainsi, Talon et ses pairs de la sous-région essayeront de rapprocher les points de vue des protagonistes sur le processus de mise en œuvre des réformes constitutionnelles.

Faut-il le rappeler, le point d’achoppement est l’introduction d’un projet de loi relatif à l’organisation d’un référendum au Parlement par le gouvernement togolais alors que l’opposition exige le retour à la Constitution de 1992. Chef de file des médiateurs, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, a déjà pris contact avec des protagonistes de la crise. Des consultations vont se poursuivre les prochains jours.

Odi I. Aïtchédji